La meilleure façon de marcher (suite)


 

la meilleure façon de marcher

le premier film de Claude Miller   1975  1h30

 

Réédition le 27 août 2008  en exclusivité au Champo – Paris 

copies neuves    sortie nationale

 

 

 

Les soirées-rencontres au CHAMPO

 

  < lundi 1er septembre à 20h : soirée spéciale Patrick Bouchitey

Lune froide court-métrage réalisé par Patrick Bouchitey, en sa présence

(Grand prix du Festival de Clermont-Ferrand 1989  et César du Meilleur Court Métrage de Fiction 1990)

soirée présentée par Alain Riou, journaliste au Nouvel Observateur

+ la meilleure façon de marcher

 

< mardi 9 septembre à 20h30 : soirée Alain Jomy

compositeur de la musique des films de Claude Miller de  «la meilleure façon de marcher» «dites-lui que je l’aime»   «l’effrontée»   «la petite voleuse»   « l’accompagnatrice»

soirée présentée par Claire Vassé, journaliste et écrivain

 

    < vendredi 12 septembre à 20h30 : soirée Claude Miller

avec Luc Béraud et (Michel Blanc et Bruno Nuytten, sous réserve),…

soirée présentée par Claire Vassé, journaliste et écrivain

 

< lundi 22 septembre à 20h30: soirée hommage à Patrick Dewaere

en présence de Mado Maurin,…

 

 

réalisation : Claude Miller   scénario & dialogues : Claude Miller et Luc Béraud   musique : Alain Jomy directeur de la photo: Bruno Nuytten   montage : Jean-Bernard Bonis   son : Paul Lainé   décors et costumes : Hilton Mac Connico   producteur exécutif : Hubert Niogret   régisseur général : Armand Barbault   production : Filmoblic     César de la meilleure photo pour Bruno Nuytten.

avec :

 Patrick Dewaere , Patrick Bouchitey , Michel Blanc, Christine Pascal,

Claude Piéplu, Marc Chapiteau, Michel Such, Nathan Miller (petit garçon aux lunettes)

synopsis : C’est l’été 1960, Marc et Philippe sont moniteurs dans une colonie de vacances en Auvergne. Leur opposition de caractère est immédiatement dramatique. Marc est sportif, jouisseur, presque primaire. Philippe est plus romantique, plus secret, plus sentimental. Marc a surpris Philippe, un soir, en train de se déguiser en femme. Et il va l’épier, le traquer, le faire souffrir, profitant avec de plus en plus de plaisir l’ascendant qu’il sait exercer sur son camarade. Marc et Philippe n’ont alors de cesse de s’égratigner, de s’épier, de se craindre, de s’affronter. Philippe finira par réagir de façon imprévue. La colonie devient un lieu clos où s’affrontent ceux qui ne peuvent s’éviter.  Premier long métrage de Claude Miller : « autobiographique !? Je me suis souvenu d’une «colonie de vacances» où j’avais passé un été empoisonné… pourtant je ne suis ni Philippe, encore moins Marc ».

 

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                            ../..

Pourquoi  La meilleure façon de marcher ?  par Claude Miller.

« Je lisais, en juin 1973, Le cinéma selon Bergman. Cette lecture me passionnait. Un passage m’avait particulièrement touché ; Bergman y disait : « …le thème de l’humiliation est essentiel. C’est un des sentiments qui ont marqué mon enfance et dont je me souviens le mieux : l’humiliation, être humilié en paroles, ou dans une situation donnée.

Je me demande si les enfants n’éprouvent pas continuellement et très intensément ce sentiment d’humiliation dans leurs rapports avec les adultes et les autres enfants…

La crainte d’être humilié et le sentiment de l’être m’ont causé beaucoup de problèmes dans ma vie adulte. Cette forme d’angoisse peut me saisir aujourd’hui encore… »

Ces quelques mots sont à l’origine de La meilleure façon de marcher. Ils contenaient en germe les situations que, confusément jusque là, j’avais toujours voulu décrire au cinéma. Les personnages sont nés, l’histoire s’est dégagée, très vite.

Je me suis souvenu d’une « colonie de vacances » où j’avais passé un été empoisonné. J’avais censuré ce mauvais souvenir. Il resurgit avec une force qui m’effraya. J’avais déterré un « vieux monstre » et je comprenais que ce malheur d’enfant avait joué un rôle sournois, influencé les moments les plus pénibles de mon adolescence.

Il peut y avoir là beaucoup de « je », de « me » et de « moi ». Encore un premier film autobiographique ! Pourtant je ne suis ni Philippe, encore moins Marc. Leur affrontement, que j’ai voulu tragi-comique, dérisoire et désolant, me semblait la nature même de ce qui fait agir, rire, souffrir, manquer d’air, à vingt ans. Et je pensais que de cela, je pouvais parler avec précision, sans trop me tromper, et aimer en parler… »                                                                                                                                                             

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                      

Extraits de presse datant de la sortie du film en 1976.

« L’été 1960, les grandes vacances, la « colo », les moniteurs. Parmi eux, un jeune homme, qui préfère le théâtre au sport d’équipe et la discrétion à la vulgarité, a le malheur d’être, un soir, surpris déguisé en femme par le plus « machiste » de ses camarades. Entre le cérébral et le viril, désormais, c’est la guerre, insidieuse et trouble. Dans le style épuré d’un Jean Eustache, mais en plus charnel, Claude Miller décrit sans complaisance les rapports de ces deux garçons que tout oppose et fait, à voix basse, dans le huis clos moite d’une maison auvergnate, le procès de l’intolérance qui humilie, qui salit, qui pousse parfois au suicide…Deux acteurs passionnants, Dewaere et Bouchitey. Une sensibilité neuve : la première grande révélation de 1976. » Le Nouvel Observateur.

 

« La meilleure façon de marcher est un des films français les plus juste, les plus ambigu, les plus dérangeant, les plus émouvant et à la fois les plus drôle des années 70. Drôle, car Claude Miller a réalisé une œuvre à la fois cocasse et profondément humaine. On ne peut pas ne pas ressentir ce que ce film irrésistible cache de détresse, et ne pas percevoir que sous tant de simplicité et de naturel, qui sont les marques mêmes du talent, frémissent les vérités les plus graves. Il a beau faire rire aux éclats La meilleure façon de marcher n’en demeure pas moins un film sur l’acceptation de soi et des autres, sur l’humiliation et le manque total de tolérance envers qui ne respecte pas les règles établies, et suit une autre route, d’une démarche différente…Piéplu est toujours cet acteur ahurissant de cocasserie et de perfection. Trois scènes suffisent à Christine Pascal, lumineuse, réelle, pour insuffler chaleur et tendresse à son personnage d’une justesse triomphante. Pour beaucoup Patrick Bouchitey, absolument remarquable, reste la révélation du film tandis que Patrick Dewaere, y confirme définitivement son talent. »  José-M. Bescos.  Pariscope.

 

« La meilleure façon de marcher est un film clair et simple. D’une grande violence intérieure. La seule qui me touche….Si l’on accepte l’idée que tout raconteur d’histoire se trouve placé devant cette alternative : traiter une situation forte avec des personnages faibles ou animer des personnages forts dans une situation faible. On appréciera à sa valeur le tour de force de Claude Miller – nous présenter des personnages forts dans une situation forte. Il faut remonter au Chabrol des Cousins, au Losey de The Servant, au Polanski du Couteau dans l’eau pour retrouver un si bon mixage entre trois modes de narration fonctionnant ensemble : la fable, l’histoire psychologique et le récit autobiographique… » Entre complices par François Truffaut. Le Point.

 

Réédition le 27 août 2008  en exclusivité au Champo – Paris 

copies neuves    sortie nationale

51, rue des Ecoles à Paris 5ème    tél.01 43 54 51 60 / 01 43 29 79 04     www.lechampo.com

Distribution:

Swashbuckler Films   10, passage Daunay 75018 Paris    tél.01 42 26 14 48    tisebast@voila.fr

Presse & Promotion:

Liliane Sloimovits   tél.06 64 88 44 42    lilianesloimovits@free.fr

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