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26 janvier 2009 – date anniversaire

 
En cette date anniverssaire du 26 janvier, je pense qu’il est normal que l’on ait une petite pensée pour Patrick, qui fait partie de ces Etoiles Filantes, trop tot disparues !
 
Patrick DEWAERE, ou la plus belle gueule d’ange du cinéma français. Plutot ange noir que séraphin, d’ailleurs. Capable de tout ètre et de tout jouer avec un flegme indéfinissable : Tour à tour, doux et terrifiant, fort et fragile. L’homme dont la fossette était presque aussi célèbre que celle de Kirk DOUGLAS, pousse son premier vagissement à Saint-Brieuc, en 1947, le 26 janvier, dans un milieu des plus modestes. Quelques années plus tard, alors qu’il n’est encore qu’un tout jeune homme, il pose son baluchon à Paris. Pour ce petit breton, un rien perdu, qui descend de son train, à la gare Montparnasse, c’est la ville des mirages et des illusions.
Pour commencer, il multiplie les petits emplois, passant de l’un a l’autre comme un moineau de branche en branche. Pas de vocation particulière, mème pas celle de se faire un nom, rien qu’un simple besoin de se promener dans la vie. Il a déjà taté un peu du cinéma : il apparrait en 1951 dans  » Monsieur FABRE  » de Henri DIAMANT-BERGER, producteur et metteur en scène de renom, qui tourna, entre autres, un excellent " Arsène LUPIN détective  », avec Jules BERRY, dans le role du gentleman-cambrioleur. On remarque Patrick, six ans plus tard dans le chef-d’oeuvre de Henry-Georges CLOUZOT,  » Les  Espions  ». En 1967, a vingt ans, c’est grace à la télevision que sa vie va prendre un tour nouveau, car dans le feuilleton  » Jean de la Tour Miracle  » il apparait pour la première fois sous le pseudonyme de  » Patrick DEWAERE  » (nom de sa grand-mère DE VAERE) à la place de Patrick MAURIN (nom de sa mère Mado MAURIN). Un jour qu’il est entré par hasard dans une salle de cinéma, Patrick fait la connaissance d’une dénomée  » SOTHA  ». Une belle brune aux longs cheveux, à la bouche pulpeuse et au sourire ensorcelant.
Le coup de foudre est immediat. Ils sont fait l’un pour l’autre. Tout du moins en sont-ils persuadés. D’ailleurs la situation n’est pas des plus simples, Sotha vivant déjà avec un autre homme, un certain Romain BOUTEILLE qui dirige un petit théatre dont le nom ne tardera pas à devenir tres célèbre :  » Le Café de la Gare  ». Une ruine, que le concubin de Sotha a racheté pour une bouchée de pain, avec une poignée d’amis. Parmis eux, Sylvette HERRY, une jolie blondinette qui ne s’appelle pas encore  » MIOU-MIOU  » et un certain  » Michel COLUCCI qui se fera connaitre plus tard, sous le sobriquet de COLUCHE.
Au Café de la Gare, il y a tout à faire et à inventer, monter de nouvelles pieces, refaire les peintures, boucher les innombrables lézardes, qui parcourent les murs de l’édifice, répeter ses dialogues, et assurer le spectacle chaque soir. C’est ainsi qu’entre deux sacs de platre, trois coups de truelle et quelques-unes des acides répliques concoctées par Romain BOUTEILLE, Patrick DEWAERE et ses amis, sans forcément s’en rendre compte, inventent un théatre nouveau. Le temps des copains, des premières cigarettes de marijuana et des amours croisées. Ainsi, le patron de cette petite troupe, bon prince et beau joueur, abandonne SOTHA aux bras de Patrick DEWAERE. Coluche, quand à lui, file le parfait amour avec MIOU-MIOU. Les couples se font, se défont.  » Mai 68  » n’est pas loin, la liberation sexuelle non plus…
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