Archives Mensuelles: janvier 2006

Suite – 06 – CLAP SPECIAL

 
Moi, je veux faire des films qui me plaisent et pas faire essentiellement ce que le public veut… Quand on fait de la musique, du cinéma, de la littérature, on a envie de changer quelque chose. L’art c’est révolutionnaire, c’est une remise en question, et le cinéma c’est le moyen le plus rapide, le plus fort, le plus efficace pour toucher les gens. La révolution qui m’intéresse, c’est la révolution mentale individuelle. Je ne dis pas que je suis un dieu, mais j’ai l’impression d’avoir compris certaines choses qui me donnent une façon de vivre, grace à quoi j’ai cassé beaucoup de barrières, et par le cinéma, je veux communiquer cette façon de vivre !
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Suite – 05 – CLAP SPECIAL

 
Patrick Dewaère accepte d’interpréter n’importe quel role. Il n’a pas d’à priori sur la nature de ce qu’il faut accepter ou non. Il pose cependant, pour condition essentielle, que le role lui plaise et  »le change ».
Par son sens de la  »politique des auteurs », sa grande ouverture et son sens inné de l’analyse de son metier qui l’entraineront vers une diversité de roles à jouer. Patrick Dewaère s’évitera d’ètre affublé aux yeux du public, d’une image déterminée :  »je ne veux pas » dit Dewaère, imposer une image comme  »De Funès » ou  »Pierre Richard », ce sont des gens qui se laissent enfermer dans un truc et qui n’arrivent plus à en sortir. Je parlais récemment avec Pierre Richard, et il me disait :  »j’aimerais bien faire des films comme toi ! ». Je lui ai répondu :  »oui; mais tu prends 250 millions par film, alors, il faut que tu fasses 500.000 entrées. Si tu veux faire ça, tu es obligé d’avoir un public et de lui donner ce qu’il veut, parce que lorsqu’ils dépensent vingt-cinq balles, ils savent ce qu’il vont voir ! Tu ne peux plus les étonner ! si tu veux les étonner, il faut prendre 30 ou 40 millions par film, comme moi !
Comme ça on peut faire des premiers films, et ne pas ètre esclave ! 

Suite – 04 – CLAP SPECIAL

 
Une carrière imprévisible que celle de Dewaère, avec de trés bonnes surprises et de moins bonnes. Lui-mème, en est parfaitement conscient, mais il affirme que quelle que soit la situation  à laquelle il doit faire face, il s’investit complètement, il  »met le paquet », mème au risque de se  »planter » comme il dit.  »Depuis »  »Les Valseuses », le film qui m’a fait démarer avec mes copains Gérard Depardieu et Miou-Miou et qui a  »cassé la baraque », dit-il. Le cinéma a conditionné complètement ma vie. Avant chaque film, j’ai une trouille énorme, et puis pendant trois mois je deviens le type que j’interprète à cent pour cent. Je rentre dedans, je suis quelqu’un d’autre. Quand j’ai un scénario sous le nez, je lis pendant des jours et des jours, et si j’accepte le role, je fonce. Mais pour chaque nouveau film, c’est la mème chose : aprés le tournage, pendant des jours et des jours, je tourne en rond, à me demander qui je suis. Je regarde le bout de mes chaussures. Et puis heureusement, aprés, il y a un autre film, alors je change de peau… Avec ce caractère, cette sorte de vulnérabilité face à son métier, Patrick Dewaere admet qu’il a besoin d’ètre  »controlé ». Pendant un tournage, il fait une absolue confiance au metteur en scène.  »C’est le commandant!" dit Dewaère  »je fais ce qu’il demande, ou au moins j’essaye ! ».  

Suite – 03 – CLAP SPECIAL

 
En tout état de cause, s’il a  »effrontément » conquit la célebrité grace à sa personnalité haute en couleurs, cela n’aurait pu avoir lieu,  ni surtout durer , sans son immense talent…. C’est avant tout un battant qui s’est fabriqué, ne l’oublions pas, à force de travail, qui a connu la longue école de l’attente, de l’apprentissage et de l’humilité, qui a su faire de ses faiblesses une force, qui a su   »encaisser » les coups  aussi, expériences qu’il a pu utiliser par la suite.  »Dans ce metier, il faut décider de se faire avoir, affirma-t-il. La prelière fois ça fait mal. Mais ensuite, on peut enfin avoir la chance de travailler, d’aller plus loin. Car la seule chose qui compte, c’est la joie quand on joue. J’ai eu de la chance jusqu’a présent, je ne me suis pas trop ramassé au cinéma  »

Suite – 02 – CLAP SPECIAL

 
Un reste d’espièglerie adolescente empèche Patrick Dewaère de se prendre au serieux, mais il a malgré tout la conscience d’aimer le "magique" de la star, non le coté anesthésiant et qui empèche les autres de dire une parole, mais celui de la vedette ou il est permis de réver. " Le fait de faire du cinéma et d’ètre ce qu’on apelle une vedette, dit-il, c’est extra ! ça change le regard, le sien, et surtout celui que les autres pose sur toi. T’as prouvé quelque chose. Ils te connaissent. Tu n’est plus demandeur, tu es demandé. Au fond, le cinéma, c’est la plus grande drague qui soit ! Ceux qui disent qu’ils n’aiment pas ètre reconnu dans la rue, qui se terrent chez eux, c’est qu’ils n’aiment pas les gens, non ? Ils vivent dans une bulle. Moi, grace au cinéma, je rencontre des tas de gens que je n’aurais jamais rencontré dans la vie, au café et, surtout, les gens te donnent tout de suite ce qu’ils ont de mieux en eux. Ils se disent que tu es une vedette et que tu ne dois pas avoir le temps …. Et puis ces rencontres d’un soir n’empèchent pas de regarder ses vrais potes ! On dit que ce metier bouffe tout, que tout devient superficiel. Je suis peut-ètre idéaliste, mais je crois qu’on peut le faire, tout en pouvant prendre le métro, se promener dans la rue, discuter avec les gens, avoirs des amis….

La dialectique

 
La dialectique peut-elle casser des briques ? Je reponds OUI !!!
 
Sous ce titre, trés particulier, en 1973, un certain Patrick DEWAERE (23 ans, il n’avait pas encore tourné  »les Valseuses"), entouré de ses frères Dominique Maurin, et Yves-Marie Maurin, se sont amusé à faire le doublage en français d’un film de KUNG-FU, c’est à mourir de rire, car la traduction, est faite d’aprés des sous-titres en anglais, mais traduit d’une façon toute particulière, par PATRICK et ses frangins.

Suite – 01 – CLAP SPECIAL

 
Pourvu d’une personnalité riche et fortement structurée, il s’engage sans aucune restriction dans son métier. Il est capable aussi de prendre tous les risques possibles lorsqu’il est en scène. Les connaisseurs peuvent alors apprécier toutes les subtilités de son interprétation. Le grand public, quant à lui, est fasciné par cette impression de don total, d’engagement, qui s’en dégagent. Il se reconnait en Patrick Dewère, car démythifiant l’idole traditionnelle, celui-ci a su créer avec ce public des rapports sporadiques, grace en partie à ce vocabulaire imagé et populaire qui est le sien. A ce propos, il dit : " je suis acteur, je suis là pour faire passer les choses que les metteurs en scène veulent dire. Je veux bien que le cinéma ait une portée politique, mais je refuse carrément de raser les gens avec des messages. Mpoi, je penses que je vais exactement au cinéma comme le grand public y va, plus souvent peut-ètre, mais je réagis comme lui. Pour moi, un bon film, c’est un film ou l’on s’oublie, c’est-à-dire ou l’on cesse de vivre sa vie pendant deux heures. On est complètement autre chose. C’est le seul critère que j’ai pour dire " j’ai aimé !" ou "je n’ai pas aimé !". Parce qu’il y a des gens qui disent, à propos d’un film, "c’est chiant, mais c’est beau !". Eh bien non ! ça ne va pas ! d’autres disent "tu verras, ce film, il est un peu dur, mais ce qu’il raconte  c’est formidable !". Non, on peut tenir tous les discours qu’on veut, mais on n’a pas le droit d’ennuyer. Il faut que le spectateur s’oublie, et si en plus il y a un discours, tant mieux ! D’ailleurs, si on s’ennuie, le discours n’est pas clair…. Et le metier de l’acteur, c’est justement de faire des crocs-en-jambe constants aux spectateurs. Si tu fais croire  que tu vas faire un truc et que tu fais le contraire, tu le maintiens toujours dans la position  du mec – bing ! – qui vient de prendre une baffe ! C’est pour cela que j’adore ètre acteur ! ".